- Le bailleur doit louer un logement exempt de toute infestation de nuisibles.
- Pendant la location, la responsabilité dépend de l'origine du problème : parties communes et bâti pour le bailleur ou le syndic, défaut d'entretien du logement pour le locataire.
- Dans tous les cas, prévenez par écrit et conservez les rapports d'intervention.
Des souris dans la cuisine, des rats dans la cave : la première question est souvent « qui paie ? ». La réponse dépend du moment où le problème apparaît et de son origine.
La réponse courte : à l'entrée dans les lieux, le logement doit être exempt de nuisibles, c'est donc au propriétaire d'agir. Pendant la location, les parties communes relèvent du syndic, les problèmes liés au bâti (trous, gaines, canalisations) du propriétaire, et ceux dus à un défaut d'entretien du logement du locataire.
Ce que dit la loi
- Le bailleur doit remettre un logement décent, exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites : c'est inscrit dans la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs, depuis la loi ELAN de 2018.
- Le locataire doit user paisiblement du logement et assurer son entretien courant.
- Le syndic gère les parties communes pour le compte de la copropriété : caves, locaux poubelles, cours, colonnes et gaines.
- Le règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires comme aux occupants de prendre les mesures nécessaires contre les rongeurs.
Qui agit, selon la situation
- Rongeurs présents dès l'arrivée du locataire : au propriétaire.
- Rongeurs venus des parties communes, de la cave ou des locaux poubelles : au syndic, qui traite les parties communes.
- Rongeurs qui entrent par des trous, des gaines ou des canalisations mal protégées : au propriétaire, puisqu'il s'agit du bâti.
- Infestation favorisée par un défaut d'entretien (déchets accumulés, nourriture accessible) : au locataire.
Les bons réflexes
- Prévenez par écrit le propriétaire ou le syndic (e-mail ou courrier), avec des photos des traces.
- Faites réaliser un diagnostic par un professionnel : il identifie l'origine et les points d'entrée.
- Conservez les rapports d'intervention : ils servent à répartir les frais et, en copropriété, à justifier les charges.
- Faites reboucher les trous : sans travaux d'herméticité, les rongeurs reviennent par les mêmes passages.
Et les charges récupérables ?
En copropriété ou en immeuble locatif, certaines dépenses d'entretien des parties communes peuvent être refacturées aux locataires dans les charges. La liste des charges récupérables est fixée par décret. Pour savoir si une prestation précise peut être récupérée, vérifiez avec votre gestionnaire : des rapports datés et détaillés facilitent toujours la justification.
Sources
Questions fréquentes
Mon propriétaire refuse d'intervenir, que faire ?
Envoyez-lui un courrier recommandé rappelant son obligation de logement décent, avec photos et, si possible, un rapport de diagnostic. En cas de blocage, la commission départementale de conciliation ou le service d'hygiène de la mairie peuvent être saisis.
Le syndic doit-il traiter mon appartement ?
Non, son obligation porte sur les parties communes. Mais si les rongeurs viennent de la cave ou des locaux poubelles, le traitement des parties communes est indispensable.
Combien coûte une dératisation ?
Chez M3D Services, à partir de 160 € HT par intervention. Voir notre article [Prix d'une dératisation à Paris](/blog/prix-deratisation-paris) et nos [tarifs](/tarifs).
Intervenez-vous pour les syndics et gestionnaires ?
Oui, avec un rapport par immeuble et un suivi en ligne. Voir notre page [Syndics et copropriétés](/secteurs/syndics-coproprietes).