- En principe, le bailleur agit sur les parties communes et chaque preneur sur ses locaux privatifs, selon les termes du bail.
- Un restaurant ou un commerce de bouche en pied d'immeuble est souvent à l'origine des infestations.
- Une prévention coordonnée et des rapports par immeuble protègent la valeur de l'actif et la relation avec les locataires.
Une infestation dans un immeuble de bureaux ou de commerces pose vite une question délicate : qui doit agir, et qui paie ? Pour le property manager, la réponse conditionne la relation avec les locataires et la bonne gestion des charges.
La réponse courte : le bailleur, représenté par le property manager, traite les parties communes ; chaque preneur traite ses locaux privatifs, sauf disposition contraire du bail. Mais une infestation ignore les limites du bail : seule une action coordonnée est efficace.
Parties communes : le rôle du bailleur
Halls, circulations, sous-sols, parkings, locaux déchets, gaines techniques, toitures : ces espaces relèvent du bailleur. Le property manager y organise la prévention et les interventions, dont le coût peut être refacturé dans les charges selon le bail.
Locaux privatifs : le rôle des preneurs
Chaque locataire est responsable de l'entretien de ses locaux. C'est particulièrement important pour les restaurants, commerces de bouche et restaurants d'entreprise, soumis à leurs propres obligations d'hygiène (HACCP).
Pourquoi il faut coordonner
Les nuisibles circulent par les gaines, les sous-sols et les colonnes techniques. Traiter un seul lot ne suffit pas : le problème revient par les espaces voisins. Une approche coordonnée permet de :
- traiter en même temps parties communes et locaux concernés ;
- identifier l'origine de l'infestation ;
- reboucher les trous dans les zones communes ;
- documenter les actions pour chaque partie.
Prévenir plutôt que gérer les plaintes
- Diagnostic de chaque immeuble et de ses points d'entrée.
- Plan de prévention des parties communes, avec passages réguliers.
- Vigilance renforcée autour des locaux à risque (restaurants, locaux déchets).
- Audit d'herméticité après travaux ou avant l'arrivée d'un nouveau preneur.
- Rapports par immeuble, utiles pour les propriétaires et la justification des charges.
Questions fréquentes
Le coût de la dératisation des parties communes peut-il être refacturé ?
Cela dépend des clauses du bail. Des rapports datés par immeuble facilitent la justification des charges.
Que faire si un restaurant locataire attire les nuisibles ?
Organiser un traitement coordonné avec le preneur et renforcer la prévention des parties communes voisines.
Pouvez-vous suivre tout un portefeuille ?
Oui, avec un plan par immeuble et une vision globale de l'ensemble des actifs dans l'espace client.